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FABRIK A DECLIK

« Oser dire non » : Ce n’est pas ta faute !

23 Juin « Oser dire non » : Ce n’est pas ta faute !

     Mélanie Lemay, une jeune québecoise, co-fondatrice du mouvement « Québec contre les violences sexuelles », est venue témoigner de son expérience douloureuse, le 21 juin, à la « Fabrik à Déclik », lors de l’atelier « Oser dire non ».

En effet, elle s’est faite agresser sexuellement à 17 ans, ce qui peut arriver à tout le monde. Elle a su se relever suite à cette mauvaise expérience, et souhaite aider les personnes qui ont vécu, directement ou non, cette situation.

     Pour Mélanie, personne ne mérite le titre de « victime ».

Les individus agressés, hommes comme femmes, car oui, les hommes aussi peuvent se faire agresser, ne réalisent pas forcément qu’ils l’ont été, car l’agresseur peut être dans notre entourage et avoir un lien affectif, ce qui rend difficile les démarches pour se libérer de l’emprise.

Bien souvent, cet affront est perçu comme une initiation aux pratiques sexuelles.

L’agresseur adopte diverses techniques : manipulation, chantage, marchandage sexuel, harcèlement, pour inciter sa « proie » à penser qu’elle est fautive et/ou qu’elle était consentante.

Généralement, les auteurs ont du pouvoir financier et/ou social.

Pour beaucoup de victimes, les conséquences seront des insomnies, de la perte d’appétit et/ou de poids, de la paranoïa, ainsi que le développement d’une phobie sociale. Plusieurs peurs se créent et s’amplifient, notamment celles de ne pas être cru et de se faire rejeter par les autres.

Mélanie a vécu l’intimidation, ce qui a affecté sa vie professionnelle.

Certains trouvent des échappatoires, comme le surmenage au travail, d’autres tombent dans la consommation de drogue et d’alcool, ou encore dans la dépression, qui peut pousser au suicide.

La justice ne coopère pas toujours, et beaucoup de bourreaux ne sont pas derrière les barreaux, car elle se sert de l’état post-traumatique de la victime afin de mettre en doute leur crédibilité.

La loi n’est pas toujours appliquée à cause des stéréotypes, par exemple, l’idée que les hommes ne puissent pas être agressés, car cela va à l’encontre des codes masculins.

Il existe des solutions pour sortir de ce cercle vicieux et guérir ce mal-être émotionnel. Pour commencer, il faut arrêter de culpabiliser car vous n’êtes pas responsables.

Vous pouvez trouver de l’aide auprès de divers organismes et associations qui défendent les droits à l’intégrité. Lorsqu’on se sent prêt(e), c’est le moment d’aller officiellement porter plainte, pour se libérer de ce fardeau. Les témoins aussi on leur rôle à jouer.

Grâce à ses structures mais également à la méditation et à la lecture de philosophie orientale, Mélanie a redressé la tête et se bat pour les personnes qui ont été abusées, en les incitant à dénoncer ce crime.

N’oubliez pas que la confiance est aussi une arme.

 

Par Gwendoline et Vianelle pour le Parcours Média

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